mercredi 28 août 2013

Carnets de vacances # 2

Après le Lot, nous avons repris la route et  avons posé nos valises sur les rivages de la Méditerranée. Une tradition familiale depuis 8 ans qui fait que nous nous réunissons tous les ans autour de ma grand-mère dans l'une ou l'autre des nombreuses stations balnéaires de la côte proche de Marseille (lieu  de résidence de ma grand-mère).
Une semaine de vacances rythmée par les allers-retours à la plage qui font la joie des enfants. Un peu moins la mienne, je dois bien l'avouer... (sans avoir l'air pour autant de cracher dans la soupe!) J'ai aimé la Méditerranée. C'est la mer de mon enfance et jusqu'à très tard, je n'ai connu que ces plages là. Mais au fil des années, j'en perçois davantage les inconvénients (qui ne sont peut-être pas des inconvénients pour d'autres, d'ailleurs...) J'ai de plus en plus de mal à supporter la chaleur, qui nous accable dès le matin et jusqu'à très tard au milieu de la nuit, les bouchons dès qu'on prend la voiture, les plages bondées où il faut dénicher 2 m² vacants pour poser ses affaires (sa serviette collée à celle de ses voisins), l'eau pas toujours très clean, les cagoles et les chaînes en or qui brillent...
C'est vrai que depuis 10 ans que nous découvrons presque tous les ans un nouveau coin de la côte Atlantique, notre cœur a été conquis. Nous passons pour des illuminés aux yeux de ma famille qui ne jure que par le soleil, un ciel invariablement bleu (azur, donc) et une mer à minimum 23°...
Mais il y a des plaisirs purement méditerranéens que je ne boude pas: nos repas sur la terrasse, du petit déj' au dîner; le chant des cigales en bande sonore; l'odeur des pins; et le soir, quand le soleil s'est couché, me sentir infiniment heureuse sous la nuit d'encre remplie d'étoiles.


 
 
 



 

 




Vue de la terrasse / calanque / figuier, olivier, pin ou la trilogie méditerranéenne / ma sirène des mers / enfants heureux comme des poissons dans l'eau / Chipie pensive au bord de la piscine/ lumière du soir sur mer d'huile.


mercredi 14 août 2013

Tigre, tigre!

 
 
 
Ce livre n'est pas un roman (même s'il se lit comme tel), mais un témoignage. L'auteur nous raconte son expérience de petite fille, puis d'adolescente, abusée pendant 15 ans par un pédophile.
 Margaux Fragoso a 7 ans lorsqu'elle rencontre Peter, âgé lui de 50 ans. L'homme sympathise avec la mère et la fille et les invite chez lui. La petite fille découvre une maison remplie d'animaux exotiques et de jeux et elle prend l'habitude avec sa mère d'y aller tous les après-midis. Cette maison représente une sorte de refuge pour cette enfant qui vit au milieu d'une famille instable, et Peter devient pour elle un père de substitution qui lui apporte l'affection et l'attention qu'elle ne reçoit pas chez elle.
Mais très vite, ce dernier donne une orientation malsaine à cette relation en demandant à la petite Margaux "des preuves d'amour", d'abord sous forme de baisers, puis de caresses sexuelles. Il la persuade que leur amour est pur et unique. Pour qu'elle se taise, il lui dit que les autres adultes sont des êtres pervers qui verraient le mal là où il n'y a qu'un amour exceptionnel et qu'ils seraient séparés. C'est là que ce livre est troublant. Car si la jeune Margaux souffre de cette relation qui va peu à peu la détruire psychologiquement, elle recherche la compagnie de son bourreau, qu'elle aime et protège.
Malgré les très bonnes critiques, j'appréhendais de lire ce livre. Et c'est vrai que c'est le genre de livre auquel on pense encore longtemps après l'avoir refermé. Mais je ne regrette pas de l'avoir lu. Margaux Fragoso analyse avec beaucoup de finesse et de maturité ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Son écriture nous emporte dans cette histoire et nous permet de cerner la psychologie de tous les protagonistes. Et l'on est effaré de voir à quel point, l'aveuglement des uns, la folie des autres, n'ont pu empêcher cela...
 
 

lundi 12 août 2013

Carnets de vacances #1

Notre première étape sur la route des vacances nous a menés dans le Lot, département que nous ne connaissions pas. Une semaine, c'est un peu court pour découvrir un lieu si riche en sites naturels et historiques, surtout avec deux loulous plus enclins à écumer les rivières et lacs de la région (et en pleine semaine de canicule on ne pouvait pas leur en vouloir!). Mais nous avons tout de même eu un bel aperçu du coin et nous nous sommes promis de revenir. Au programme de ce séjour: la célèbre Rocamadour et ses centaines de marches que grimpaient les pèlerins (et qui n'ont même pas fatigué les enfants!), la très jolie ville médiévale de Figeac pour laquelle j'ai eu un vrai coup de cœur, le village de Saint-Cirq- Lapopie, la grotte préhistorique de Pech Merle et ses peintures rupestres.
Nous avons aimé sillonner ce département très rural aux petits villages si typiques. Nous nous serions cru projeté dans un autre temps. Un temps où l'on prend le temps. Un temps entre parenthèses que les citadins que nous sommes avons su apprécier à sa juste valeur.









 




 
Une belle entrée en matière pour débuter ces vacances!