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mardi 12 août 2014
Le conte de la princesse Kaguya
Un très beau moment de cinéma pour moi et la Chipie cet après-midi. Nous avons eu la chance de voir (et gratuitement en plus, merci LN ;-)) Le conte de la princesse Kaguya, le dernier né des célèbres Studios Ghibli. Un pur moment de poésie, comme seuls les dessinateurs de films d'animation japonais sont capables de nous offrir.
Il s'agit de l'adaptation d'un conte traditionnel très connu au Japon. L'histoire débute alors qu'un misérable paysan découvre dans le tronc d'un bambou une petite fille de la taille d'un pouce. Il l'adopte et l'élève tendrement avec sa femme. La petite fille grandit très vite et vit des moments de bonheur dans la campagne nippone, entourée d'amis, des animaux et des fleurs. Mais quand le paysan découvre un trésor dans le même tronc de bambou, il se persuade que sa fille est promise à un avenir hors du commun et il décide de la conduire à la ville pour en faire une princesse...
Une très belle histoire, mais très triste, il faut le savoir si vous y emmenez vos enfants... La Chipie a aimé mais elle a été déstabilisée par l'absence de happy end. Mais c'est aussi l'occasion d'amorcer certaines discussions. A voir de préférence avec des enfants un peu plus grands donc, d'autant plus que c'est assez long (2h17).
jeudi 31 octobre 2013
Toiles pour petits et grands
En vacances, on va au cinéma, et on découvre des pépites.
Côté enfants, la Chipie hésitait beaucoup entre Planes et Turbo, n'arrivant pas à arrêter son choix entre les deux grosses productions US de l'automne. J'ai donc tranché en l'emmenant voir... Ma maman est en Amérique et elle a rencontré Buffalo Bill, production à l'univers très différent des géants Dreamworks & Disney (même si je ne boude pas mon plaisir devant un Shreck ou un Toy Story, mais c'est bien parfois de changer de crèmerie...). Je n'ai pas tout de suite soulevé un enthousiasme débordant, mais après avoir visionné la bande annonce, elle s'est laissé convaincre.
Dans les années 70, le petit Jean se demande ou est passée sa maman. Il traîne son désarroi et n'ose poser la question aux adultes qui ont l'air eux-mêmes bien tristes... Sa jeune voisine se met à lui lire de mystérieuses cartes postales venant des quatre coins du monde et qui seraient écrites par sa maman. Jean se met à rêver mais le malaise subsiste et les questions se bousculent dans sa tête...
Un merveilleux film d'animation traitant avec beaucoup de délicatesse de sujets difficiles: la mort, la difficulté de faire son deuil, le déni, le silence des adultes presque aussi angoissant que la dure réalité... Le graphisme est très chouette, la BO (interprétée par Marc Lavoine) colle parfaitement au film et les nombreuses références aux années soixante-dix sont autant de madeleines qui nous plongent avec nostalgie dans nos souvenirs d'enfance. La Chipie n'a pas regretté de s'être laissée convaincre (le Gremlins quant à lui est quand même allé voir Planes avec son papa, car encore un peu jeune, à mon avis.)
Côté enfants, la Chipie hésitait beaucoup entre Planes et Turbo, n'arrivant pas à arrêter son choix entre les deux grosses productions US de l'automne. J'ai donc tranché en l'emmenant voir... Ma maman est en Amérique et elle a rencontré Buffalo Bill, production à l'univers très différent des géants Dreamworks & Disney (même si je ne boude pas mon plaisir devant un Shreck ou un Toy Story, mais c'est bien parfois de changer de crèmerie...). Je n'ai pas tout de suite soulevé un enthousiasme débordant, mais après avoir visionné la bande annonce, elle s'est laissé convaincre.
Dans les années 70, le petit Jean se demande ou est passée sa maman. Il traîne son désarroi et n'ose poser la question aux adultes qui ont l'air eux-mêmes bien tristes... Sa jeune voisine se met à lui lire de mystérieuses cartes postales venant des quatre coins du monde et qui seraient écrites par sa maman. Jean se met à rêver mais le malaise subsiste et les questions se bousculent dans sa tête...
Un merveilleux film d'animation traitant avec beaucoup de délicatesse de sujets difficiles: la mort, la difficulté de faire son deuil, le déni, le silence des adultes presque aussi angoissant que la dure réalité... Le graphisme est très chouette, la BO (interprétée par Marc Lavoine) colle parfaitement au film et les nombreuses références aux années soixante-dix sont autant de madeleines qui nous plongent avec nostalgie dans nos souvenirs d'enfance. La Chipie n'a pas regretté de s'être laissée convaincre (le Gremlins quant à lui est quand même allé voir Planes avec son papa, car encore un peu jeune, à mon avis.)
Dans un tout autre registre, je suis allée voir La vie d'Adèle. J'avais été un peu lassée par toutes ces polémiques dont on nous assomme depuis des mois et je saturais déjà avant que le film ne sorte. Et puis, et puis... j'ai entendu l'enthousiasme de certaines dont les avis (éclairés) sont toujours sources de belles découvertes, et l'envie de le voir est revenue. Bien m'en a pris, j'ai assisté à un vrai moment de cinéma comme on en voit peu. Difficile de parler d'une œuvre aussi riche sans aligner les platitudes. Je peux juste dire que ce film m'a trotté dans la tête longtemps après être sortie de la salle, que j'ai été subjuguée par la jeune Adèle Exarchopoulos qui incarne son personnage avec talent. En sortant du film je me rappelais les accusations portées contre Kechiche et je me demandais si on pouvait être ce metteur en scène tyrannique et filmer aussi bien la lumière, les corps et les émotions, rendre ses actrices si belles, si vibrantes. Sans doute la magie (noire) du cinéma...
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