dimanche 16 février 2014

Réparer les vivants

 
 
Décidément, ça ne parle plus que bouquins par ici! Il faut dire que la lecture est la seule activité qui s'accorde avec mon état d'hibernation avancé... Mais chiche que le prochain billet parlera de tricot! On parie?
En attendant, je ne pouvais pas ne pas partager ici ce coup de cœur pour le dernier roman de Maylis de Kerangal. Et pourtant, Maylis et moi,  avons eu des débuts difficiles, avec une Naissance d'un pont qui m'avait laissé un souvenir plus que mitigé...
Avec Réparer les vivants elle signe un roman important, sur des thèmes importants (la mort d'un proche, le don d'organes). Un roman brillant dans sa forme, avec pour unité de temps, une seule journée. 24 petites heures où l'on voit la vie basculer, puis s'enchaîner, implacables, les étapes qui suivent le diagnostic de mort clinique: l'annonce à la famille, la proposition du don d'organes, les réactions, la décision, et enfin, le don en lui-même, raconté comme une opération commando, avec beaucoup de réalisme et de suspense. (Quand j'écris ça, je me dis que ça peut paraître très effrayant, mais ce n'est pas le cas, croyez-moi sur parole!)
Bien sûr, c'est un livre qui chamboule. Mais n'est-ce pas le but de la littérature de nous chambouler un peu de temps en temps? Un livre qui chamboule, mais pas un livre dur (même s'il est inévitable de s'identifier, même si j'ai eu à plusieurs reprises les larmes aux yeux...)
Ce n'est pas un livre dur, parce que Maylis de kerangal évite l'écueil principal de jouer avec notre émotion. Mais elle n'est pas non plus dans une approche froide et clinique. Elle est simplement JUSTE et traite ce sujet douloureux avec beaucoup d'humanité.
Voilà.
 Difficile de parler de ce roman sans craindre de le trahir... J'aimerais vous avoir donné envie de le lire malgré la thématique qui peut être effrayante, j'en conviens... Mais cela vaut le coup de surmonter ses a prioris: c'est un grand livre. Un livre qui parle de la mort, mais surtout de la vie.

dimanche 9 février 2014

Le confident

 

Quatrième de couverture: Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur, mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme...

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire: une histoire de secret de famille, un contexte historique avec en toile de fond la seconde guerre mondiale (je ne sais pas pourquoi, mais cette sombre période a toujours eu sur moi un effet fascinant...) et une forme proche du roman épistolaire, même si ici il n'y a pas à proprement parler d'échange de lettres. Sans compter les dizaines d'avis enthousiastes que j'avais lus et qui m'avaient bien mise en appétit. Sauf que la rencontre n'a pas eu lieu...
Un livre pas désagréable et qui se lit bien, mais qui n'est pas à la hauteur des attentes que j'avais nourries... Parfois cela arrive lorsqu'on a lu trop de louanges. Est-ce que je deviendrais difficile?

dimanche 2 février 2014

Janvier




En janvier j'ai envoyé beaucoup de sms de bonne année, j'ai échangé des dizaines de vœux sur IG, j'ai aussi souhaité la bonne année par mail, mais je n'ai écrit que deux cartes... Triste record, mais c'est ainsi...

En janvier je n'ai pas eu envie de retourner travailler et j'ai eu deux jours de rab à la faveur de la grippe de mon loulou. C'est mal, mais je n'en ai pas été fâchée...

En janvier je n'ai pas perdu les kilos de décembre, mais j'ai arrêté d'en prendre (des kilos) et j'ai surtout réussi à retrouver une consommation de sucre plus" normale" (fucking drug...) Est-ce qu'en février je réussirai à inverser la courbe du chômage de mon poids? That's the question...

En janvier j'ai décidé de ne pas faire les soldes. Et puis je me suis offert des bottes. Et un manteau.

En janvier j'ai tricoté une écharpe de chez Brooklyn Tweed.  Enfin presque... Mais elle devrait être portée avant la fin de l'hiver! [Applauses]

En janvier j'ai passé un dimanche avec des amis que je n'avais plus vus depuis deux ans et c'est  comme si on s'était quitté la veille.

En janvier j'ai moins travaillé (un peu), j'ai réussi à me coucher plus tôt (parfois), mais j'ai quand même été très fatiguée (beaucoup).

En janvier j'ai commencé des séances de kiné. 2 x 45 min par semaine de tortures abdominales avec un fou apôtre de muscu... Au bout d'un mois de cet entraînement de para, j'ai mis un terme à notre relation sado-maso (non seulement j'avais toujours mon point douloureux, mais c'est tout mon dos qui était en compote...)

En janvier je n'ai pas fait grand chose de concret... mais j'ai bien programmé février!

En janvier j'ai été très lasse, j'ai cherché l'énergie sans la trouver, j'ai succombé à une gastro et j'ai eu envie de rester sous les draps plus d'une fois alors que le réveil sonnait. J'ai été d'humeur morose et j'ai beaucoup douté. J'ai eu envie de tout changer mais sans en avoir le courage.

Vive février!