vendredi 22 novembre 2013

La pluie, un samedi...

Après Une fille qui danse, je poursuis ma (re)découverte de la littérature contemporaine anglo-saxonne. Des auteurs que j'ai découverts et beaucoup lus pendant mes années d'étudiante (Julian Barnes, déjà, David Lodge...) puis injustement délaissés. Une redécouverte enthousiasmante, qui me donne envie de ne pas m'arrêter là...





A la mort de sa tante Rosamond, Gill se voit chargée de remettre à une certaine Imogen un paquet contenant les confessions que la défunte a enregistrées, accompagnées de 20 photos. 20 photos retraçant l'existence de Rosamond et que cette dernière a commentées dans ce long monologue  sur cassettes.
Ce récit s'étalant sur 40 ans, nous dévoile les destins entremêlés de plusieurs femmes de cette famille, dont fait bien sûr partie la mystérieuse Imogen. Un roman  qui nous parle du lien invisible qui relie les femmes d'une même famille sur plusieurs générations, de la difficulté d'être une bonne mère lorsqu'on a été soi-même mal-aimée, des signes qui ne sont pas que des coïncidences...

 
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Avec pour unité de temps la seule journée de samedi, Ian McEwan nous offre un roman magistralement  construit et foisonnant de thématiques. Un roman écrit comme un long monologue, celui d'Henry Perowne, brillant neuro-chirurgien  vivant à Londres, mari toujours amoureux, père comblé, qui s'apprête à vivre un samedi ordinaire, fait de menus plaisirs et de retrouvailles familiales. Sauf que ce samedi là n'est pas un samedi comme les autres. C'est le jour où des milliers de Londoniens ont décidé de manifester contre la guerre en Irak. Un événement qui, de manière indirecte, va chambouler les projets de notre héros, faisant prendre un tout autre tour à cette journée... Un roman brillant, dont j'ai terminé la lecture très impressionnée. Ian McEwan a un grand talent de conteur et il nous offre une réflexion sur le sens de la vie, le destin, la famille, la fragilité de notre monde moderne, la vieillesse... et le pouvoir de la poésie.
 Le tout agrémenté d'un art du suspens digne d'un film d'Hitchcock.
Génial!

dimanche 3 novembre 2013

J'aime / J'aime pas en octobre

 

L'appartement est en ordre, la pile de linge a fondu sous les assauts du fer à repasser, les cartables sont près, ma semaine à peu près préparée... Et si on faisait un petit "j'aime/j'aime pas" d'octobre pour clore ces vacances?

En octobre, j'ai aimé
* Ca fait sans doute un peu bête de dire que j'ai aimé les vacances, mais j'ai particulièrement aimé celles-ci. Parce que oui, toutes les vacances ne sont pas forcément toujours réussies... Mais celles-ci l'étaient, et je crois pouvoir dire que tout le monde les a aimées. De mon côté, je suis parvenue au savant équilibre qui permet d'en faire un peu pour moi, un peu pour les enfants, et un peu pour la communauté (le mot communauté sous-entendant toutes les tâches dont on se passerait bien mais qui hélas sont inévitables...) Alors, bien sûr, je n'ai pas barré la moitié de ma to do list de vacances,  mais j'ai fait l'essentiel, et pour le reste, tant pis! Je me suis reposée, j'ai pris du temps pour moi, sans culpabiliser. Je deviens sage.
* Me remettre tout doucement à quelques travaux d'aiguilles et me rendre compte que cela m'avait manqué. A peine 4 carrés crochetés mais cela a suffi pour me redonner l'envie, d'autres envies... Et me dire que je vais tenter de  sauvegarder quelques moments  dans mon emploi du temps pour continuer malgré la reprise du boulot.
* Avoir ENVIE. Plein d'envies. Réalistes ou farfelues, que je teindrai ou pas... Mais j'ai aimé avoir envie, j'ai aimé à nouveau sentir cet enthousiasme se réveiller pour des choses futiles et minuscules, comme pour de plus grands projets. En vrac, j'ai eu envie de: partir 2 jours avec l'Homme, changer mon bureau de place, instaurer un quart d'heure anglais avec l'homme (15 minutes où on parle anglais tous les jours), reprendre mes aiguilles et mon crochet, me mettre sérieusement aux morning pages, tenir un cahier de citations, tisser des bracelets de perles, aller au cinéma toute seule, mettre en place quelques rituels pour mieux encadrer mon travail, me remettre à cuisiner avec le nouvel opus de Maître Jamie... A suivre, donc.
* Constater les effets positifs du traitement homéopathique de fond pour le Gremlins. Première fois que nous passons septembre/octobre sans aucune rhino/broncho/otites...
* Voir mes enfants grandir, changer.  Passer un bon moment ensemble dans un (bon) restau de burgers, ou de grands éclats de rire autour d'un film qui m'avait fait rire moi-même il y a plusieurs décennies...
*Voir rougir la campagne, toujours magique...


En octobre, je n'ai pas aimé
* Récupérer tous les jours un nouveau catalogue de jouets de Noël dans ma boîte aux lettres. Naaan mais ça va pas?! Je les planque mais hélas, les loulous en trouvent d'autres chez leur grand-mère et à 2 mois de Noël, ils deviennent complètement obsédés, ne parlant plus que de ça....
* Me sentir enfler tous les jours un peu plus... J'ai bien profité des plaisirs de la table, mais je le paye cher...
* Encore quelques contrariétés avec la Chipie, notamment avant les vacances... On cherche, on gratte, on essaie des solutions, y'a des hauts et des bas, même si, globalement, on avance... Mais c'est parfois épuisant!


Et chez vous, comme était ce mois d'octobre?