A la mort de sa tante Rosamond, Gill se voit chargée de remettre à une certaine Imogen un paquet contenant les confessions que la défunte a enregistrées, accompagnées de 20 photos. 20 photos retraçant l'existence de Rosamond et que cette dernière a commentées dans ce long monologue sur cassettes.
Ce récit s'étalant sur 40 ans, nous dévoile les destins entremêlés de plusieurs femmes de cette famille, dont fait bien sûr partie la mystérieuse Imogen. Un roman qui nous parle du lien invisible qui relie les femmes d'une même famille sur plusieurs générations, de la difficulté d'être une bonne mère lorsqu'on a été soi-même mal-aimée, des signes qui ne sont pas que des coïncidences...
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Avec pour unité de temps la seule journée de samedi, Ian McEwan nous offre un roman magistralement construit et foisonnant de thématiques. Un roman écrit comme un long monologue, celui d'Henry Perowne, brillant neuro-chirurgien vivant à Londres, mari toujours amoureux, père comblé, qui s'apprête à vivre un samedi ordinaire, fait de menus plaisirs et de retrouvailles familiales. Sauf que ce samedi là n'est pas un samedi comme les autres. C'est le jour où des milliers de Londoniens ont décidé de manifester contre la guerre en Irak. Un événement qui, de manière indirecte, va chambouler les projets de notre héros, faisant prendre un tout autre tour à cette journée... Un roman brillant, dont j'ai terminé la lecture très impressionnée. Ian McEwan a un grand talent de conteur et il nous offre une réflexion sur le sens de la vie, le destin, la famille, la fragilité de notre monde moderne, la vieillesse... et le pouvoir de la poésie.
Le tout agrémenté d'un art du suspens digne d'un film d'Hitchcock.
Génial!


