samedi 14 septembre 2013

Persécution

Voici un livre qui ne me faisait pas particulièrement envie. Ma mère me l'avait prêté et je l'avais emporté un peu par politesse... A peine ouvert, j'ai littéralement plongé dans l'histoire.  Parfois, il faut faire confiance il faut toujours faire confiance à sa mère :-)

Léo Pontecorvo est un cancérologue pédiatrique très respecté. Heureux en ménage, comblé par ses succès professionnels, sa vie est un long fleuve tranquille. Jusqu'au jour où la petite amie de son fils, âgée de 12 ans, l'accuse d'avoir tenté de la séduire. Tout s'effondre alors pour notre homme, qui malgré son innocence, se retrouve incapable de se défendre. Il se cloître alors dans le sous-sol de sa villa et se remémore les événements des derniers mois qui ont conduit à cette situation cauchemardesque.

J'ai été impressionnée par les talents de conteur de l'auteur, qui nous entraîne dans cette histoire dont on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter. L'écriture est brillante et les portraits des personnages qui gravitent autour de Pontecorvo sont très réussis.
Un auteur que je relirai avec plaisir.

samedi 7 septembre 2013

"j'aime/ j'aime pas"... de la mi-juillet à fin août

 
 
Pfff, me voici à nouveau embringuée dans un rythme de folie. Moi qui pensais avoir plutôt bien préparé ma rentrée, je fais depuis mardi des journées de 18 heures... J'ai bossé jusqu'à 1 heure hier soir, puis encore toute la matinée... Et là je ferais sans doute mieux de m'y remettre... Mais il ne sera pas dit que j'ai failli au "J'aime / j'aime pas" de l'été, non mais!
 
 
J'ai aimé:
# La météo. Ca paraît bête, mais on en a tellement bavé au printemps que cet été radieux a été apprécié à sa juste valeur. 2 ou 3 orages, une averse la nuit... On n'aurait pas parié en mai dernier...
#Mes lectures. Pas celles prévues, qui me sont tombées des mains alors que je me réjouissais de les lire. Les autres, les lectures de hasard, celles que j'ai croisées  alors que ça n'était pas au programme, celles qui ne me faisaient pas plus envie que ça et qui m'ont finalement séduite. J'espère avoir le temps d'en reparler plus longuement...
# Une semaine en Provence, chez mon Papou, avec un programme sur-mesure: grasses mat', chaise longue et tricot.... Plus quelques parties de raquettes quand la chaleur est un peu retombée. D'y repenser maintenant me laisse rêveuse...
# Vivre dehors. Profiter des jardins des maisons que nous avons habitées. Plaisir plus fort d'année en année (proportionnel au manque éprouvé toute l'année dans notre appartement de ville...) Retrouver mon moi sauvage, primitif, et savourer les sensations qui assaillent mes cinq sens. Le soleil sur ma peau, les odeurs de terre et de la menthe du jardin quand le soir vient, la fraîcheur de l'eau, le roucoulement de la tourterelle qui me tient compagnie pendant mes après-midis tricot ou  lecture...

# Ma semaine parisienne autour du 15 août. Un rituel que l'on aime et auquel on avait dû renoncer l'année dernière pour cause de travaux dans la chambre de la Chipie. Une semaine entière où Paris n'appartient (presque) qu'à nous. Des virées aux Jardins du Luxembourg et aux Tuileries, des pique-niques au parc Montsouris, des expos, un après-midi à la Cité des Sciences. Cerise sur le gâteau, une rencontre organisée à la dernière minute, avec elle, que je connais virtuellement depuis de nombreuses années. Vraiment un très chouette séjour!
# Justement, les premières expos avec les enfants. Une activité que nous n'avions jamais testé jusqu'à présent. Roy Lichtenstein à Beaubourg et Ron Mueck à la Fondation Cartier. Le Gremlins a préféré Ron Mueck , la Chipie Roy Lichtenstein (alors que le Gremlins voulait sortir dès la première salle, mais il a adoré les nombreux escalators du Centre Pompidou, il y aurait passé la journée...) Au final, une expérience plutôt positive, si on choisi bien l'expo et que ça ne dure pas trop longtemps. Quant à moi, je ne saurais choisir. J'ai été comblée par toutes ces expos auxquelles s'est ajouté celle sur Keith Harring, très bien également.
# Me laisser vivre et ne pas culpabiliser. Ne pas vouloir absolument me faire un to-do list longue comme le bras, attitude ô combien anxiogène et frustrante, car je n'atteins jamais mes objectifs, et qu'en bonne éternelle insatisfaite, je ne vois que le verre à moitié vide. Cette année, pas de programme, pas de challenge. J'ai cousu une robe et un short, fini un gilet commencé en avril dernier et c'est tout... Et j'en suis ravie.

Je n'ai pas aimé:
# Incontestablement, voir mes grands-parents vieillir. Les voir décliner d'années en années, et cette année plus que les autres... J'ai eu pendant très longtemps mes 4 grands-parents, perdant mon premier grand-père à l'âge de 26 ans, puis ma grand-mère lorsque j'avais 31 ans. Je me sens privilégié, et en même temps, extrêmement démunie face à des pertes que je n'arrive pas à concevoir tellement ces personnes font partie de ma vie.
# Sur un autre plan, beaucoup moins grave, j'ai parfois mal vécu la promiscuité que le mode de vie des vacances nous impose. 24 heures / 24 ensemble pendant des semaines, c'est parfois lourd à supporter. Je sens qu'en écrivant ça, je risque de passer pour une mère et une épouse indigne, mais j'assume. A certains moments, j'ai senti un irrépressible besoin de RESPIRER.


Et vous, comment avez-vous vécu votre été?


mercredi 4 septembre 2013

(R)entrée en matière


C'était donc hier la rentrée et je crois que, concerné ou non par l'événement, personne n'a pu l'ignorer.
De mon côté, je me suis très vite remise "dans le bain", si je puis me permettre cette expression, puisque j'ai été baptisée par le premier vomi de l'année, qui a atterri sur mes pieds aux environs de 8h45, alors que je faisais entrer les élèves dans la classe. Depuis, je me demande comment interpréter ce signe... Vomi de la rentrée, pourrie sera ton année?
Bref.
Et sinon, le mojito n'a rien à voir avec la rentrée, mais je n'avais pas de photo de vomi  cette photo me rappelle le bon (vieux) temps des vacances, de l'insouciance et des belles soirée d'été en terrasse avec les copines.
Tout cela est déjà très loin...


mercredi 28 août 2013

Carnets de vacances # 2

Après le Lot, nous avons repris la route et  avons posé nos valises sur les rivages de la Méditerranée. Une tradition familiale depuis 8 ans qui fait que nous nous réunissons tous les ans autour de ma grand-mère dans l'une ou l'autre des nombreuses stations balnéaires de la côte proche de Marseille (lieu  de résidence de ma grand-mère).
Une semaine de vacances rythmée par les allers-retours à la plage qui font la joie des enfants. Un peu moins la mienne, je dois bien l'avouer... (sans avoir l'air pour autant de cracher dans la soupe!) J'ai aimé la Méditerranée. C'est la mer de mon enfance et jusqu'à très tard, je n'ai connu que ces plages là. Mais au fil des années, j'en perçois davantage les inconvénients (qui ne sont peut-être pas des inconvénients pour d'autres, d'ailleurs...) J'ai de plus en plus de mal à supporter la chaleur, qui nous accable dès le matin et jusqu'à très tard au milieu de la nuit, les bouchons dès qu'on prend la voiture, les plages bondées où il faut dénicher 2 m² vacants pour poser ses affaires (sa serviette collée à celle de ses voisins), l'eau pas toujours très clean, les cagoles et les chaînes en or qui brillent...
C'est vrai que depuis 10 ans que nous découvrons presque tous les ans un nouveau coin de la côte Atlantique, notre cœur a été conquis. Nous passons pour des illuminés aux yeux de ma famille qui ne jure que par le soleil, un ciel invariablement bleu (azur, donc) et une mer à minimum 23°...
Mais il y a des plaisirs purement méditerranéens que je ne boude pas: nos repas sur la terrasse, du petit déj' au dîner; le chant des cigales en bande sonore; l'odeur des pins; et le soir, quand le soleil s'est couché, me sentir infiniment heureuse sous la nuit d'encre remplie d'étoiles.


 
 
 



 

 




Vue de la terrasse / calanque / figuier, olivier, pin ou la trilogie méditerranéenne / ma sirène des mers / enfants heureux comme des poissons dans l'eau / Chipie pensive au bord de la piscine/ lumière du soir sur mer d'huile.


mercredi 14 août 2013

Tigre, tigre!

 
 
 
Ce livre n'est pas un roman (même s'il se lit comme tel), mais un témoignage. L'auteur nous raconte son expérience de petite fille, puis d'adolescente, abusée pendant 15 ans par un pédophile.
 Margaux Fragoso a 7 ans lorsqu'elle rencontre Peter, âgé lui de 50 ans. L'homme sympathise avec la mère et la fille et les invite chez lui. La petite fille découvre une maison remplie d'animaux exotiques et de jeux et elle prend l'habitude avec sa mère d'y aller tous les après-midis. Cette maison représente une sorte de refuge pour cette enfant qui vit au milieu d'une famille instable, et Peter devient pour elle un père de substitution qui lui apporte l'affection et l'attention qu'elle ne reçoit pas chez elle.
Mais très vite, ce dernier donne une orientation malsaine à cette relation en demandant à la petite Margaux "des preuves d'amour", d'abord sous forme de baisers, puis de caresses sexuelles. Il la persuade que leur amour est pur et unique. Pour qu'elle se taise, il lui dit que les autres adultes sont des êtres pervers qui verraient le mal là où il n'y a qu'un amour exceptionnel et qu'ils seraient séparés. C'est là que ce livre est troublant. Car si la jeune Margaux souffre de cette relation qui va peu à peu la détruire psychologiquement, elle recherche la compagnie de son bourreau, qu'elle aime et protège.
Malgré les très bonnes critiques, j'appréhendais de lire ce livre. Et c'est vrai que c'est le genre de livre auquel on pense encore longtemps après l'avoir refermé. Mais je ne regrette pas de l'avoir lu. Margaux Fragoso analyse avec beaucoup de finesse et de maturité ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Son écriture nous emporte dans cette histoire et nous permet de cerner la psychologie de tous les protagonistes. Et l'on est effaré de voir à quel point, l'aveuglement des uns, la folie des autres, n'ont pu empêcher cela...
 
 

lundi 12 août 2013

Carnets de vacances #1

Notre première étape sur la route des vacances nous a menés dans le Lot, département que nous ne connaissions pas. Une semaine, c'est un peu court pour découvrir un lieu si riche en sites naturels et historiques, surtout avec deux loulous plus enclins à écumer les rivières et lacs de la région (et en pleine semaine de canicule on ne pouvait pas leur en vouloir!). Mais nous avons tout de même eu un bel aperçu du coin et nous nous sommes promis de revenir. Au programme de ce séjour: la célèbre Rocamadour et ses centaines de marches que grimpaient les pèlerins (et qui n'ont même pas fatigué les enfants!), la très jolie ville médiévale de Figeac pour laquelle j'ai eu un vrai coup de cœur, le village de Saint-Cirq- Lapopie, la grotte préhistorique de Pech Merle et ses peintures rupestres.
Nous avons aimé sillonner ce département très rural aux petits villages si typiques. Nous nous serions cru projeté dans un autre temps. Un temps où l'on prend le temps. Un temps entre parenthèses que les citadins que nous sommes avons su apprécier à sa juste valeur.









 




 
Une belle entrée en matière pour débuter ces vacances!

vendredi 19 juillet 2013

Prendre la clé des champs...

 
... et quitter la ville, direction le Lot, ses jolis villages, ses grottes & ses rivières.