jeudi 31 octobre 2013

Toiles pour petits et grands

En vacances, on va au cinéma, et on découvre des pépites.

Côté enfants, la Chipie hésitait beaucoup entre Planes et Turbo, n'arrivant pas à arrêter son choix entre les deux grosses productions US de l'automne. J'ai donc  tranché en l'emmenant voir... Ma maman est en Amérique et elle a rencontré Buffalo Bill,  production à l'univers très différent des géants Dreamworks  & Disney (même si je ne boude pas mon plaisir devant un Shreck ou un Toy Story, mais c'est bien parfois de changer de crèmerie...). Je n'ai pas tout de suite soulevé un enthousiasme débordant, mais après avoir visionné la bande annonce, elle s'est laissé convaincre.


Dans les années 70, le petit Jean se demande ou est passée sa maman. Il traîne son désarroi et n'ose poser la question aux adultes qui ont l'air eux-mêmes bien tristes...  Sa jeune voisine se met à lui lire de mystérieuses cartes postales venant des quatre coins du monde et qui seraient écrites par sa maman.  Jean se met à rêver mais le malaise subsiste et les questions se bousculent dans sa tête...
Un merveilleux film d'animation traitant avec beaucoup de délicatesse de sujets difficiles: la mort, la difficulté de faire son deuil, le déni, le silence des adultes presque aussi angoissant que la dure réalité... Le graphisme est très chouette, la BO (interprétée par Marc Lavoine) colle parfaitement au film et  les nombreuses références aux années soixante-dix sont autant de madeleines qui nous plongent avec nostalgie dans nos souvenirs d'enfance. La Chipie n'a pas regretté de s'être laissée convaincre (le Gremlins quant à lui est quand même allé voir Planes avec son papa, car encore un peu jeune, à mon avis.)



 
 
 
Dans un tout autre registre, je suis allée voir La vie d'Adèle. J'avais été un peu lassée par toutes ces polémiques dont on nous assomme depuis des mois et je saturais déjà avant que le film ne sorte. Et puis, et puis... j'ai entendu l'enthousiasme de certaines dont les avis (éclairés) sont toujours sources de belles découvertes, et l'envie de le voir est revenue. Bien m'en a pris, j'ai assisté à un vrai moment de cinéma comme on en voit peu. Difficile de parler d'une œuvre aussi riche sans aligner les platitudes. Je peux juste dire que ce film m'a trotté dans la tête longtemps après être sortie de la salle, que j'ai été subjuguée par la jeune Adèle Exarchopoulos qui incarne son personnage avec talent. En sortant du film je me rappelais les accusations portées contre Kechiche et je me demandais si on pouvait être ce metteur en scène tyrannique  et filmer aussi bien la lumière, les corps et les émotions, rendre ses actrices si belles, si vibrantes. Sans doute la magie (noire) du cinéma...
 
 
 


lundi 28 octobre 2013

Escapade camarguaise

La semaine dernière, j'ai eu la chance de pouvoir partir 48 heures en tête à tête avec l'Homme. Des occasions comme celle-ci sont très rares, et nous avons pleinement apprécié ces 2 jours. Direction Arles et la Camargue, avec une première étape à Valence afin de tester le Bistrot chic de Mlle Anne-Sophie Pic. Une fois nos pupilles émerveillées et nos papilles régalées, nous avons repris la route jusqu'à Arles. L'Homme avait réservé une suite une chambre dans un hôtel du vieux centre historique de la ville. Une bâtisse charmante, dans un ancien hôtel particulier datant  du 15ème siècle. Nous avons passé la fin de l'après-midi à déambuler dans les rues de la ville sans autre préoccupation que de profiter de ce magnifique été indien et de la douceur de vivre que la ville nous offrait. Arles n'est pas très loin de Lyon (vu de Lille ;-)) mais nous avons tout de suite ressenti une ambiance différente.
Nos déambulations nous ont menés vers les arènes, le théâtre antique et la librairie Actes Sud où, après avoir failli dévaliser les rayons, j'ai tout sagement reposé pour ne repartir qu'avec les Chroniques d'hiver de Paul Auster.
Le lendemain nous avons traversé la réserve naturelle de Camargue sous un ciel radieux. Une traversée assez magique, entre manades, troupeaux de taureaux et flamands roses. J'ai regretté de ne pas avoir mon APN pour immortaliser ces paysages si typiques, l'appareil photo de mon smart phone n'étant pas assez puissant pour photographier sans zoomer... Nous sommes arrivés aux Saintes Maries de la Mer vers midi, sous un soleil de plomb et nous avons eu l'impression d'être téléportés en Andalousie ou au Mexique. Avec ses façades blanches et sa culture taurine, cette  petite ville a une identité complètement à part de tout ce que j'ai pu visiter en France. Le vent soufflait très fort et la mer était complètement démontée, mais je n'ai pu résister à la tentation de tremper mes pieds dans l'eau de la Grande Bleue, une dernière fois avant l'été prochain...
Nous avons terminé notre périple par un crochet dans la cité médiévale d'Aigues Mortes. Joli coup de cœur également pour cette petite ville. Nous avons flâné le long des remparts,  arpenté les ruelles, visité une église très apaisante sur une petite place pleine de charme. Un très chouette moment loin du stress des grandes villes et des soucis du quotidien. Une petite coupe de glace plus tard, nous remontions dans notre carrosse, requinqués par ces 2 jours de pause.
Quelques clichés dont il faut excuser la piètre qualité, mais qui évoquent de doux moments..













 
Extrait d'une prière affichée dans l'église d'Aigues Mortes dont j'ai beaucoup aimé le message.

mardi 22 octobre 2013

L'histoire de cette histoire

 
 
 

Nous sommes fans des albums d'Iris de Moüy depuis très longtemps et lorsque j'ai appris la sortie d'un nouvel album au printemps dernier j'ai tout de suite su que je ne pourrais pas résister. Notre petite virée parisienne en août dernier était le moment idéal. Logeant tout près des Halles, je me suis dit que je le trouverai à la FN#C. Je n'ai pas plus l'habitude de faire mes achats de livres dans des grandes enseignes comme la FN#C, mais je ne suis pas très au fait des bonnes librairies sur Paris, je me suis donc permis ce petit écart déontologique... Le rayon jeunesse de la FN#C est vaste et je ne doutais pas trouver rapidement mon bonheur... Ahem, après une bonne dizaine de minutes à tourner en rond entre les séries intégrales des Winx et des masques de Dark Vador (si, si!), j'ai dû me résoudre à aller trouver la responsable du rayon jeunesse. Là, un accueil aussi charmant que professionnel m'a vite remis en mémoire pourquoi je ne fréquentais plus les grandes enseignes...

 
La vendeuse:" Iris de Moüy? Connais pas. Vous êtes sûre que c'est en jeunesse? Non parce que les gens viennent toujours vers moi me demander n'importe quoi sous prétexte qu'ils voient de la lumière!!!"
Assurant ma charmante interlocutrice qu'Iris de Mouy était bien une jeune auteure illustratrice pour enfants, et assez connue même (enfin ça, je ne l'ai pas dit tout à fait comme ça, j'ai encore eu le tact de ne pas la froisser...), elle a enfin daigné consulter son ordinateur. Ma responsable du rayon jeunesse a ainsi pu constater qu'Iris de Moüy n'était pas sortie tout droit de mon imagination, qu'elle était bel et bien classée en jeunesse, et qu'elle avait même à son actif une bibliographie assez importante... En revanche, il n'y avait pas dans les rayons de la FN#C l'album que je recherchais et elle me conseilla alors de le commander sur le site internet... Grosse déception de mes loulous (et de moi aussi, j'avoue...) ne pas trouver En route pour la Tour Eiffel à Paris, comment dire?
C'est alors qu'une idée de génie m'est venue... Et c'est comme ça que j'ai lancé via Instagram un SOS à une Blonde bien informée des spots parisiens en littérature jeunesse (et depuis je ne dénigre presque plus IG ;-)) J'ai eu dans la soirée une liste de vraies librairies dans les arrondissements près de notre lieu de résidence et le lendemain j'avais mon album!
 
Et sinon, il est comment le nouvel album d'Iris de Moüy?
Poétique, décalé, plein d'humour et de clins d'œil pour petits et grands, en un mot: par-fait!
On retrouve le trait d'Iris de Moüy, avec ses dessins au style naïf et si charmant. Quelques extraits, juste pour le plaisir:
 

 



 
 
Et en bonus, le masque de  Dark Vador , au cas vous pensiez que j'en rajoutais...
 


Et y'a même la jambe de touriste de l'Homme ;-)

 
 
 


lundi 14 octobre 2013

Une fille, qui danse



J'ai un sacré retard dans les billets concernant mes lectures. J'espère que les vacances toutes proches me permettront de me mettre à jour, d'autant plus que j'ai de gros coups de cœur à vous faire partager.
Une fille, qui danse fait partie de ces bonnes surprises.

Julian Barnes nous offre une réflexion sur le temps qui passe, les souvenirs que nous nous fabriquons, la fiabilité de notre mémoire. Le roman se construit autour du personnage de Tony, sexagénaire, retraité et divorcé, qui mène une vie terne loin des rêves de sa jeunesse.

La première partie de cette histoire se déroule à travers le prisme des souvenirs de Tony. Il se souvient de sa vie étudiante à Bristol, dans les années 60; de ses trois copains inséparables, "affamés de livres et de sexe", de ses aspirations et de ses rêves. Il se souvient de Veronica, sa petite amie, très belle mais insondable, qui le quittera pour Adrian, le plus brillant du groupe. Il se souvient enfin du suicide d'Adrian, resté inexpliqué depuis...

Dans la seconde partie du roman, Tony apprend que la mère de Veronica lui lègue dans son testament le journal intime d'Adrian. Cet irruption inattendu du passé fait ressurgir bien des questions, à commencer par savoir pourquoi la défunte possédait le journal intime du petit ami de sa fille... Récupérer ce document va alors devenir une obsession pour Tony, car il est aux mains de Veronica et qu'elle  refuse de lui céder. Cependant, ces retrouvailles avec le passé ébranlent la "légende" que Tony avait construite...

mercredi 2 octobre 2013

J'aime/j'aime pas en septembre



Le temps passe... Heureusement que les "j'aime/ j'aime pas" m'astreignent à une présence minimale ici. Pas assez à mon goût, mais c'est toujours ça!

Je n'ai pas aimé en septembre:

* Le rythme de folie que je vis depuis le 3 septembre. La rentrée m'a bien eu, moi qui pensais pourtant l'avoir plutôt bien préparée... Ben non. Tous les ans la barre est un peu plus haut. C'est moi ou bien? ( Et quand j'entends les premiers retours sur les rythmes scolaires, je frémis d'avance pour la rentrée 2014...). Bref, grosse dette de sommeil, nervosité au max, zéro temps pour moi (parce que lorsque je ne travaille pas je fais la fée du logis. Ou les devoirs. Ou le taxi pour les activités extra-scolaires).... ou comment 4 petites semaines peuvent réduire à néant deux mois de vacances. Soupir...
*Avoir repéré plusieurs spécimens de MUP (Mères Ultra  Pénibles) que je me permets parfois de surnommer MUC (oui, oui, avec un c comme chia**es). Genre qui exigent  un rendez-vous sur le champs parce que leur chéri d'amour a été poussé dans la cour (pour info il avait traité ses copains de "grosses m*****"), qui ne signent jamais le cahier de liaison MAIS qui viennent me rappeler à l'ordre au portail parce que je n'ai pas distribué le papier pour le sport du mercredi.... Et j'en passe! (re soupir...)
*Mon anniversaire. Enfin LE jour de mon anniversaire... Cafouillage de l'homme (qui n'a pas oublié mais qui n'a pas été un organisateur hors pair), déception exacerbée de ma part... ou comment gâcher la soirée.
*Une petite soirée aux urgences  (même si c'est l'homme qui s'y est collé). Rien de grave (la Chipie en voulant shooter dans un ballon a "malencontreusement visé la main de son frère et particulièrement son auriculaire...) mais quand on est vendredi soir et qu'on s'apprête à savourer le début du week-end, ça énerve...

Heureusement, j'ai aimé en septembre:

*Qu'on m'écrive. Entre les dernières cartes de vacances et les cartes d'anniversaire, j'ai été très gâtée côté courrier. Et j'adore ça!
* Ma deuxième soirée d'anniversaire. Aux petits oignons celle-ci ;-)
* Mes week-end. Même si je bosse tard le soir, y compris vendredi samedi et dimanche, les journées du week-end ont été préservées pour la famille et on a toujours fait quelque chose qui sortait un peu de l'ordinaire. La météo y a beaucoup contribué et j'espère que nous arriverons à maintenir ce cap quand elle sera moins clémente.
*Ben, la météo justement! J'adore le temps de septembre, j'adore la lumière de la fin de l'été... Je me demande si cela est en lien avec le fait que ce soit mon mois de naissance. Ca vous fait ça aussi?!
* Un repas totalement improvisé avec elle qui m'a donnée beaucoup de joie. Un repas à la bonne franquette et un très chouette moment que toute la famille a apprécié. Vous revenez quand vous voulez (et en plus du bavoir on a trouvé une petite voiture de ton Loulou ;-)).
* Des bonnes nouvelles pour mon grand-père dont la santé nous inquiétait. Les examens sont bons et le moral remonte. Ouf!

Et vous? Comment avez-vous vécu septembre?


samedi 14 septembre 2013

Persécution

Voici un livre qui ne me faisait pas particulièrement envie. Ma mère me l'avait prêté et je l'avais emporté un peu par politesse... A peine ouvert, j'ai littéralement plongé dans l'histoire.  Parfois, il faut faire confiance il faut toujours faire confiance à sa mère :-)

Léo Pontecorvo est un cancérologue pédiatrique très respecté. Heureux en ménage, comblé par ses succès professionnels, sa vie est un long fleuve tranquille. Jusqu'au jour où la petite amie de son fils, âgée de 12 ans, l'accuse d'avoir tenté de la séduire. Tout s'effondre alors pour notre homme, qui malgré son innocence, se retrouve incapable de se défendre. Il se cloître alors dans le sous-sol de sa villa et se remémore les événements des derniers mois qui ont conduit à cette situation cauchemardesque.

J'ai été impressionnée par les talents de conteur de l'auteur, qui nous entraîne dans cette histoire dont on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter. L'écriture est brillante et les portraits des personnages qui gravitent autour de Pontecorvo sont très réussis.
Un auteur que je relirai avec plaisir.

samedi 7 septembre 2013

"j'aime/ j'aime pas"... de la mi-juillet à fin août

 
 
Pfff, me voici à nouveau embringuée dans un rythme de folie. Moi qui pensais avoir plutôt bien préparé ma rentrée, je fais depuis mardi des journées de 18 heures... J'ai bossé jusqu'à 1 heure hier soir, puis encore toute la matinée... Et là je ferais sans doute mieux de m'y remettre... Mais il ne sera pas dit que j'ai failli au "J'aime / j'aime pas" de l'été, non mais!
 
 
J'ai aimé:
# La météo. Ca paraît bête, mais on en a tellement bavé au printemps que cet été radieux a été apprécié à sa juste valeur. 2 ou 3 orages, une averse la nuit... On n'aurait pas parié en mai dernier...
#Mes lectures. Pas celles prévues, qui me sont tombées des mains alors que je me réjouissais de les lire. Les autres, les lectures de hasard, celles que j'ai croisées  alors que ça n'était pas au programme, celles qui ne me faisaient pas plus envie que ça et qui m'ont finalement séduite. J'espère avoir le temps d'en reparler plus longuement...
# Une semaine en Provence, chez mon Papou, avec un programme sur-mesure: grasses mat', chaise longue et tricot.... Plus quelques parties de raquettes quand la chaleur est un peu retombée. D'y repenser maintenant me laisse rêveuse...
# Vivre dehors. Profiter des jardins des maisons que nous avons habitées. Plaisir plus fort d'année en année (proportionnel au manque éprouvé toute l'année dans notre appartement de ville...) Retrouver mon moi sauvage, primitif, et savourer les sensations qui assaillent mes cinq sens. Le soleil sur ma peau, les odeurs de terre et de la menthe du jardin quand le soir vient, la fraîcheur de l'eau, le roucoulement de la tourterelle qui me tient compagnie pendant mes après-midis tricot ou  lecture...

# Ma semaine parisienne autour du 15 août. Un rituel que l'on aime et auquel on avait dû renoncer l'année dernière pour cause de travaux dans la chambre de la Chipie. Une semaine entière où Paris n'appartient (presque) qu'à nous. Des virées aux Jardins du Luxembourg et aux Tuileries, des pique-niques au parc Montsouris, des expos, un après-midi à la Cité des Sciences. Cerise sur le gâteau, une rencontre organisée à la dernière minute, avec elle, que je connais virtuellement depuis de nombreuses années. Vraiment un très chouette séjour!
# Justement, les premières expos avec les enfants. Une activité que nous n'avions jamais testé jusqu'à présent. Roy Lichtenstein à Beaubourg et Ron Mueck à la Fondation Cartier. Le Gremlins a préféré Ron Mueck , la Chipie Roy Lichtenstein (alors que le Gremlins voulait sortir dès la première salle, mais il a adoré les nombreux escalators du Centre Pompidou, il y aurait passé la journée...) Au final, une expérience plutôt positive, si on choisi bien l'expo et que ça ne dure pas trop longtemps. Quant à moi, je ne saurais choisir. J'ai été comblée par toutes ces expos auxquelles s'est ajouté celle sur Keith Harring, très bien également.
# Me laisser vivre et ne pas culpabiliser. Ne pas vouloir absolument me faire un to-do list longue comme le bras, attitude ô combien anxiogène et frustrante, car je n'atteins jamais mes objectifs, et qu'en bonne éternelle insatisfaite, je ne vois que le verre à moitié vide. Cette année, pas de programme, pas de challenge. J'ai cousu une robe et un short, fini un gilet commencé en avril dernier et c'est tout... Et j'en suis ravie.

Je n'ai pas aimé:
# Incontestablement, voir mes grands-parents vieillir. Les voir décliner d'années en années, et cette année plus que les autres... J'ai eu pendant très longtemps mes 4 grands-parents, perdant mon premier grand-père à l'âge de 26 ans, puis ma grand-mère lorsque j'avais 31 ans. Je me sens privilégié, et en même temps, extrêmement démunie face à des pertes que je n'arrive pas à concevoir tellement ces personnes font partie de ma vie.
# Sur un autre plan, beaucoup moins grave, j'ai parfois mal vécu la promiscuité que le mode de vie des vacances nous impose. 24 heures / 24 ensemble pendant des semaines, c'est parfois lourd à supporter. Je sens qu'en écrivant ça, je risque de passer pour une mère et une épouse indigne, mais j'assume. A certains moments, j'ai senti un irrépressible besoin de RESPIRER.


Et vous, comment avez-vous vécu votre été?