mercredi 4 décembre 2013

J'aime / j'aime pas...en novembre



Autant le dire tout de suite, novembre est le seul mois de l'année qui ne m'inspire aucune sympathie et dans lequel je rentre toujours à reculons. Novembre le mal-aimé, novembre le froid, le sombre, l'humide... Novembre, où même les jours fériés sont tristes. Vite, vite, survivre à novembre et entrer dans décembre, mois des lumières et des réjouissances! J'admets être fort injuste envers ce pauvre novembre, car, malgré la fatigue et nos mines grises, il réserve aussi toujours son lot de jolis moments...

En novembre, j'ai aimé:
# Me réjouir de la belle semaine passée en classe verte par la Chipie et des compliments de la maîtresse. Comportement, relations avec les camarades, épanouissement: une semaine positive en tous points! Note pour moi-même: ne pas oublier pour des jours moins glorieux...
# Rencontrer un médecin homéopathe à l'intuition rare et troublante.
# Aller à un spectacle d'orgue avec la Chipie et la voir apprécier malgré l'exigence du spectacle. La musique est un précieux allié sur le chemin de la sérénité.
# Boucler un tricot (mettable) en quelques semaines. Un gilet de berger pour le Gremlins. Rien de transcendant, mais devant le principe de réalité, je suis devenue moins ambitieuse et je vise  l'efficacité...
# Ecouter en boucle mes albums fétiches du moment: Daho, Agnès Obel (et toujours Dominique A.)
# Faire ma première pâte de coings. Pas autant compliqué que je le craignais, même si c'est long... Pour une première je suis plutôt contente.
# Passer un très agréable moment avec deux belles personnes de la blogo. Ne pas voir le temps filer, comme toujours. Etre scandaleusement gâtée. Isa, j'ai honte, mais on a déjà tout englouti... Tout était délicieux, les enfants étaient ravis et moi je donne une mention spéciale pour tes réalisations (le cake à l'orange, mmm!)
# Avoir la bonne surprise de changer d'échelon alors que je n'y croyais plus... Avec le rattrapage de salaire qui va avec depuis le mois d'août (oui, quand tu es dans l'Education Nationale, tu changes d'échelon en août, on te prévient en novembre et tu touches le gros lot juste avant les fêtes! Elle est pas belle la vie ;-))


En novembre, je n'ai pas aimé:
# Une nouvelle hospitalisation de mon papou... Nouvelle alerte, nouvelle frayeur... Les choses semblent sous contrôle, mais cela sonne comme un rappel à l'ordre très désagréable.
# La gastro éclair du Gremlins. Eclair, mais intense...
# Bosser, bosser, bosser... Je pensais qu'avec les années, l'expérience, la charge de travail s'allègerait, mais c'est chaque année plus lourd...
# Manquer cruellement de sommeil. Ou quand la sonnerie du réveil devient une torture, que le corps pèse trois tonnes et que les yeux sont rouges dès le matin...
# Le retour en force de la MUC* qui est montée d'un cran et que l'on peut désormais qualifier de  MCC** voire de MGP***. Agression verbale, menaces... Encaisser, remettre les points sur les i, rester calme mais ferme et montrer qu'on ne tolèrera plus aucun débordements de ce genre. Au final accueillir les excuses, mais que tout cela est épuisant!

* Mère Ultra Chiante
** Mère Complètement Cinglée
*** Mère Gravement Paranoïaque


Voilà, novembre est passé... J'en ressors lessivée, mais je ne veux retenir que le meilleur...
Et vous, c'était comment novembre?

vendredi 22 novembre 2013

La pluie, un samedi...

Après Une fille qui danse, je poursuis ma (re)découverte de la littérature contemporaine anglo-saxonne. Des auteurs que j'ai découverts et beaucoup lus pendant mes années d'étudiante (Julian Barnes, déjà, David Lodge...) puis injustement délaissés. Une redécouverte enthousiasmante, qui me donne envie de ne pas m'arrêter là...





A la mort de sa tante Rosamond, Gill se voit chargée de remettre à une certaine Imogen un paquet contenant les confessions que la défunte a enregistrées, accompagnées de 20 photos. 20 photos retraçant l'existence de Rosamond et que cette dernière a commentées dans ce long monologue  sur cassettes.
Ce récit s'étalant sur 40 ans, nous dévoile les destins entremêlés de plusieurs femmes de cette famille, dont fait bien sûr partie la mystérieuse Imogen. Un roman  qui nous parle du lien invisible qui relie les femmes d'une même famille sur plusieurs générations, de la difficulté d'être une bonne mère lorsqu'on a été soi-même mal-aimée, des signes qui ne sont pas que des coïncidences...

 
*****

 
 
Avec pour unité de temps la seule journée de samedi, Ian McEwan nous offre un roman magistralement  construit et foisonnant de thématiques. Un roman écrit comme un long monologue, celui d'Henry Perowne, brillant neuro-chirurgien  vivant à Londres, mari toujours amoureux, père comblé, qui s'apprête à vivre un samedi ordinaire, fait de menus plaisirs et de retrouvailles familiales. Sauf que ce samedi là n'est pas un samedi comme les autres. C'est le jour où des milliers de Londoniens ont décidé de manifester contre la guerre en Irak. Un événement qui, de manière indirecte, va chambouler les projets de notre héros, faisant prendre un tout autre tour à cette journée... Un roman brillant, dont j'ai terminé la lecture très impressionnée. Ian McEwan a un grand talent de conteur et il nous offre une réflexion sur le sens de la vie, le destin, la famille, la fragilité de notre monde moderne, la vieillesse... et le pouvoir de la poésie.
 Le tout agrémenté d'un art du suspens digne d'un film d'Hitchcock.
Génial!

dimanche 3 novembre 2013

J'aime / J'aime pas en octobre

 

L'appartement est en ordre, la pile de linge a fondu sous les assauts du fer à repasser, les cartables sont près, ma semaine à peu près préparée... Et si on faisait un petit "j'aime/j'aime pas" d'octobre pour clore ces vacances?

En octobre, j'ai aimé
* Ca fait sans doute un peu bête de dire que j'ai aimé les vacances, mais j'ai particulièrement aimé celles-ci. Parce que oui, toutes les vacances ne sont pas forcément toujours réussies... Mais celles-ci l'étaient, et je crois pouvoir dire que tout le monde les a aimées. De mon côté, je suis parvenue au savant équilibre qui permet d'en faire un peu pour moi, un peu pour les enfants, et un peu pour la communauté (le mot communauté sous-entendant toutes les tâches dont on se passerait bien mais qui hélas sont inévitables...) Alors, bien sûr, je n'ai pas barré la moitié de ma to do list de vacances,  mais j'ai fait l'essentiel, et pour le reste, tant pis! Je me suis reposée, j'ai pris du temps pour moi, sans culpabiliser. Je deviens sage.
* Me remettre tout doucement à quelques travaux d'aiguilles et me rendre compte que cela m'avait manqué. A peine 4 carrés crochetés mais cela a suffi pour me redonner l'envie, d'autres envies... Et me dire que je vais tenter de  sauvegarder quelques moments  dans mon emploi du temps pour continuer malgré la reprise du boulot.
* Avoir ENVIE. Plein d'envies. Réalistes ou farfelues, que je teindrai ou pas... Mais j'ai aimé avoir envie, j'ai aimé à nouveau sentir cet enthousiasme se réveiller pour des choses futiles et minuscules, comme pour de plus grands projets. En vrac, j'ai eu envie de: partir 2 jours avec l'Homme, changer mon bureau de place, instaurer un quart d'heure anglais avec l'homme (15 minutes où on parle anglais tous les jours), reprendre mes aiguilles et mon crochet, me mettre sérieusement aux morning pages, tenir un cahier de citations, tisser des bracelets de perles, aller au cinéma toute seule, mettre en place quelques rituels pour mieux encadrer mon travail, me remettre à cuisiner avec le nouvel opus de Maître Jamie... A suivre, donc.
* Constater les effets positifs du traitement homéopathique de fond pour le Gremlins. Première fois que nous passons septembre/octobre sans aucune rhino/broncho/otites...
* Voir mes enfants grandir, changer.  Passer un bon moment ensemble dans un (bon) restau de burgers, ou de grands éclats de rire autour d'un film qui m'avait fait rire moi-même il y a plusieurs décennies...
*Voir rougir la campagne, toujours magique...


En octobre, je n'ai pas aimé
* Récupérer tous les jours un nouveau catalogue de jouets de Noël dans ma boîte aux lettres. Naaan mais ça va pas?! Je les planque mais hélas, les loulous en trouvent d'autres chez leur grand-mère et à 2 mois de Noël, ils deviennent complètement obsédés, ne parlant plus que de ça....
* Me sentir enfler tous les jours un peu plus... J'ai bien profité des plaisirs de la table, mais je le paye cher...
* Encore quelques contrariétés avec la Chipie, notamment avant les vacances... On cherche, on gratte, on essaie des solutions, y'a des hauts et des bas, même si, globalement, on avance... Mais c'est parfois épuisant!


Et chez vous, comme était ce mois d'octobre?



jeudi 31 octobre 2013

Toiles pour petits et grands

En vacances, on va au cinéma, et on découvre des pépites.

Côté enfants, la Chipie hésitait beaucoup entre Planes et Turbo, n'arrivant pas à arrêter son choix entre les deux grosses productions US de l'automne. J'ai donc  tranché en l'emmenant voir... Ma maman est en Amérique et elle a rencontré Buffalo Bill,  production à l'univers très différent des géants Dreamworks  & Disney (même si je ne boude pas mon plaisir devant un Shreck ou un Toy Story, mais c'est bien parfois de changer de crèmerie...). Je n'ai pas tout de suite soulevé un enthousiasme débordant, mais après avoir visionné la bande annonce, elle s'est laissé convaincre.


Dans les années 70, le petit Jean se demande ou est passée sa maman. Il traîne son désarroi et n'ose poser la question aux adultes qui ont l'air eux-mêmes bien tristes...  Sa jeune voisine se met à lui lire de mystérieuses cartes postales venant des quatre coins du monde et qui seraient écrites par sa maman.  Jean se met à rêver mais le malaise subsiste et les questions se bousculent dans sa tête...
Un merveilleux film d'animation traitant avec beaucoup de délicatesse de sujets difficiles: la mort, la difficulté de faire son deuil, le déni, le silence des adultes presque aussi angoissant que la dure réalité... Le graphisme est très chouette, la BO (interprétée par Marc Lavoine) colle parfaitement au film et  les nombreuses références aux années soixante-dix sont autant de madeleines qui nous plongent avec nostalgie dans nos souvenirs d'enfance. La Chipie n'a pas regretté de s'être laissée convaincre (le Gremlins quant à lui est quand même allé voir Planes avec son papa, car encore un peu jeune, à mon avis.)



 
 
 
Dans un tout autre registre, je suis allée voir La vie d'Adèle. J'avais été un peu lassée par toutes ces polémiques dont on nous assomme depuis des mois et je saturais déjà avant que le film ne sorte. Et puis, et puis... j'ai entendu l'enthousiasme de certaines dont les avis (éclairés) sont toujours sources de belles découvertes, et l'envie de le voir est revenue. Bien m'en a pris, j'ai assisté à un vrai moment de cinéma comme on en voit peu. Difficile de parler d'une œuvre aussi riche sans aligner les platitudes. Je peux juste dire que ce film m'a trotté dans la tête longtemps après être sortie de la salle, que j'ai été subjuguée par la jeune Adèle Exarchopoulos qui incarne son personnage avec talent. En sortant du film je me rappelais les accusations portées contre Kechiche et je me demandais si on pouvait être ce metteur en scène tyrannique  et filmer aussi bien la lumière, les corps et les émotions, rendre ses actrices si belles, si vibrantes. Sans doute la magie (noire) du cinéma...
 
 
 


lundi 28 octobre 2013

Escapade camarguaise

La semaine dernière, j'ai eu la chance de pouvoir partir 48 heures en tête à tête avec l'Homme. Des occasions comme celle-ci sont très rares, et nous avons pleinement apprécié ces 2 jours. Direction Arles et la Camargue, avec une première étape à Valence afin de tester le Bistrot chic de Mlle Anne-Sophie Pic. Une fois nos pupilles émerveillées et nos papilles régalées, nous avons repris la route jusqu'à Arles. L'Homme avait réservé une suite une chambre dans un hôtel du vieux centre historique de la ville. Une bâtisse charmante, dans un ancien hôtel particulier datant  du 15ème siècle. Nous avons passé la fin de l'après-midi à déambuler dans les rues de la ville sans autre préoccupation que de profiter de ce magnifique été indien et de la douceur de vivre que la ville nous offrait. Arles n'est pas très loin de Lyon (vu de Lille ;-)) mais nous avons tout de suite ressenti une ambiance différente.
Nos déambulations nous ont menés vers les arènes, le théâtre antique et la librairie Actes Sud où, après avoir failli dévaliser les rayons, j'ai tout sagement reposé pour ne repartir qu'avec les Chroniques d'hiver de Paul Auster.
Le lendemain nous avons traversé la réserve naturelle de Camargue sous un ciel radieux. Une traversée assez magique, entre manades, troupeaux de taureaux et flamands roses. J'ai regretté de ne pas avoir mon APN pour immortaliser ces paysages si typiques, l'appareil photo de mon smart phone n'étant pas assez puissant pour photographier sans zoomer... Nous sommes arrivés aux Saintes Maries de la Mer vers midi, sous un soleil de plomb et nous avons eu l'impression d'être téléportés en Andalousie ou au Mexique. Avec ses façades blanches et sa culture taurine, cette  petite ville a une identité complètement à part de tout ce que j'ai pu visiter en France. Le vent soufflait très fort et la mer était complètement démontée, mais je n'ai pu résister à la tentation de tremper mes pieds dans l'eau de la Grande Bleue, une dernière fois avant l'été prochain...
Nous avons terminé notre périple par un crochet dans la cité médiévale d'Aigues Mortes. Joli coup de cœur également pour cette petite ville. Nous avons flâné le long des remparts,  arpenté les ruelles, visité une église très apaisante sur une petite place pleine de charme. Un très chouette moment loin du stress des grandes villes et des soucis du quotidien. Une petite coupe de glace plus tard, nous remontions dans notre carrosse, requinqués par ces 2 jours de pause.
Quelques clichés dont il faut excuser la piètre qualité, mais qui évoquent de doux moments..













 
Extrait d'une prière affichée dans l'église d'Aigues Mortes dont j'ai beaucoup aimé le message.

mardi 22 octobre 2013

L'histoire de cette histoire

 
 
 

Nous sommes fans des albums d'Iris de Moüy depuis très longtemps et lorsque j'ai appris la sortie d'un nouvel album au printemps dernier j'ai tout de suite su que je ne pourrais pas résister. Notre petite virée parisienne en août dernier était le moment idéal. Logeant tout près des Halles, je me suis dit que je le trouverai à la FN#C. Je n'ai pas plus l'habitude de faire mes achats de livres dans des grandes enseignes comme la FN#C, mais je ne suis pas très au fait des bonnes librairies sur Paris, je me suis donc permis ce petit écart déontologique... Le rayon jeunesse de la FN#C est vaste et je ne doutais pas trouver rapidement mon bonheur... Ahem, après une bonne dizaine de minutes à tourner en rond entre les séries intégrales des Winx et des masques de Dark Vador (si, si!), j'ai dû me résoudre à aller trouver la responsable du rayon jeunesse. Là, un accueil aussi charmant que professionnel m'a vite remis en mémoire pourquoi je ne fréquentais plus les grandes enseignes...

 
La vendeuse:" Iris de Moüy? Connais pas. Vous êtes sûre que c'est en jeunesse? Non parce que les gens viennent toujours vers moi me demander n'importe quoi sous prétexte qu'ils voient de la lumière!!!"
Assurant ma charmante interlocutrice qu'Iris de Mouy était bien une jeune auteure illustratrice pour enfants, et assez connue même (enfin ça, je ne l'ai pas dit tout à fait comme ça, j'ai encore eu le tact de ne pas la froisser...), elle a enfin daigné consulter son ordinateur. Ma responsable du rayon jeunesse a ainsi pu constater qu'Iris de Moüy n'était pas sortie tout droit de mon imagination, qu'elle était bel et bien classée en jeunesse, et qu'elle avait même à son actif une bibliographie assez importante... En revanche, il n'y avait pas dans les rayons de la FN#C l'album que je recherchais et elle me conseilla alors de le commander sur le site internet... Grosse déception de mes loulous (et de moi aussi, j'avoue...) ne pas trouver En route pour la Tour Eiffel à Paris, comment dire?
C'est alors qu'une idée de génie m'est venue... Et c'est comme ça que j'ai lancé via Instagram un SOS à une Blonde bien informée des spots parisiens en littérature jeunesse (et depuis je ne dénigre presque plus IG ;-)) J'ai eu dans la soirée une liste de vraies librairies dans les arrondissements près de notre lieu de résidence et le lendemain j'avais mon album!
 
Et sinon, il est comment le nouvel album d'Iris de Moüy?
Poétique, décalé, plein d'humour et de clins d'œil pour petits et grands, en un mot: par-fait!
On retrouve le trait d'Iris de Moüy, avec ses dessins au style naïf et si charmant. Quelques extraits, juste pour le plaisir:
 

 



 
 
Et en bonus, le masque de  Dark Vador , au cas vous pensiez que j'en rajoutais...
 


Et y'a même la jambe de touriste de l'Homme ;-)

 
 
 


lundi 14 octobre 2013

Une fille, qui danse



J'ai un sacré retard dans les billets concernant mes lectures. J'espère que les vacances toutes proches me permettront de me mettre à jour, d'autant plus que j'ai de gros coups de cœur à vous faire partager.
Une fille, qui danse fait partie de ces bonnes surprises.

Julian Barnes nous offre une réflexion sur le temps qui passe, les souvenirs que nous nous fabriquons, la fiabilité de notre mémoire. Le roman se construit autour du personnage de Tony, sexagénaire, retraité et divorcé, qui mène une vie terne loin des rêves de sa jeunesse.

La première partie de cette histoire se déroule à travers le prisme des souvenirs de Tony. Il se souvient de sa vie étudiante à Bristol, dans les années 60; de ses trois copains inséparables, "affamés de livres et de sexe", de ses aspirations et de ses rêves. Il se souvient de Veronica, sa petite amie, très belle mais insondable, qui le quittera pour Adrian, le plus brillant du groupe. Il se souvient enfin du suicide d'Adrian, resté inexpliqué depuis...

Dans la seconde partie du roman, Tony apprend que la mère de Veronica lui lègue dans son testament le journal intime d'Adrian. Cet irruption inattendu du passé fait ressurgir bien des questions, à commencer par savoir pourquoi la défunte possédait le journal intime du petit ami de sa fille... Récupérer ce document va alors devenir une obsession pour Tony, car il est aux mains de Veronica et qu'elle  refuse de lui céder. Cependant, ces retrouvailles avec le passé ébranlent la "légende" que Tony avait construite...