lundi 7 juillet 2014
De la difficulté de tenir un blog...
Fermer cet endroit serait sans doute un signe de lucidité, mais je ne peux m'y résoudre. Car ce n'est pas que je n'ai plus envie (ni plus rien à dire) mais la vie, le temps qui file... Bref, je vous ai déjà chanté ce couplet, je sais.
Peut-être que ces grandes vacances tant attendues me permettront d'enlever les toiles d'araignées et de redonner vie à cet espace. C'est ce que je souhaite en tous cas, car cela m'a manqué.
Merci à toutes celles qui se sont inquiétées de ce long silence, j'en suis très touchée.
vendredi 28 mars 2014
Mon voyage en Islande
Je ne vous l'avais pas dit, mais pendant deux mois, j'étais en Islande...
J'y ai vécu des aventures très exotiques: J'ai péché la morue sur une barque aussi frêle qu'une coquille de noix où l'on risque sa vie à chaque sortie en mer, j'ai traversé des tempêtes de neige où l'on ne voyait pas à 10 mètres, je suis allée au bout du bout du monde, sur la Rive de L'Hiver, accompagner un postier faire sa tournée dans une ambiance de chaos...
Ce fut un voyage initiatique, pas toujours très facile, surtout au début où j'ai cru que je ne m'acclimaterai pas à la rudesse du pays. Et puis je me suis accrochée et j'ai été envoutée par ce monde si lointain et pourtant si proche.
J'y ai vécu des aventures très exotiques: J'ai péché la morue sur une barque aussi frêle qu'une coquille de noix où l'on risque sa vie à chaque sortie en mer, j'ai traversé des tempêtes de neige où l'on ne voyait pas à 10 mètres, je suis allée au bout du bout du monde, sur la Rive de L'Hiver, accompagner un postier faire sa tournée dans une ambiance de chaos...
Ce fut un voyage initiatique, pas toujours très facile, surtout au début où j'ai cru que je ne m'acclimaterai pas à la rudesse du pays. Et puis je me suis accrochée et j'ai été envoutée par ce monde si lointain et pourtant si proche.
Je me suis attachée à ces personnages: le Gamin qui cherche un sens à sa vie à travers la poésie et la littérature, ces femmes de caractère qui survivent dans un monde où les hommes sont encore plus hostiles que la nature, le postier Jens qui n'écoute que son devoir et brave les éléments quitte à rester collé à son cheval à cause du froid! Et j'ai poursuivi ma route à leur côté.
Et je me suis rendue compte qu'aussi loin de moi qu'étaient ces gens dans l'espace comme dans le temps, leurs interrogations rejoignaient les miennes, leurs questionnements étaient universels. Car au-delà des aventures dans le froid et la neige, ce voyage fut presque une quête métaphysique. C'est que ces gens côtoient la mort de si près que cela rend la vie encore plus précieuse et belle. Que cela rend l'amour encore plus indispensable et fort. Sur mon carnet de voyage, j'aurais noté chaque phrase, tant cela me parlait et résonnait en moi avec une force poétique incroyable.
Et s'il avait été un peu difficile de commencer ce voyage, à la fin, je ne voulais plus rentrer chez moi.
mardi 11 mars 2014
Février (malgré tout...)
Je n'avais pas envie de revenir sur février. Je n'avais pas envie d'écrire le même billet qu'en janvier et que ce blog devienne une longue plainte avec trop de travail/de fatigue /de virus/ de doutes...
Il fallait peut-être tout simplement me laisser le temps de digérer février pour n'en retenir que le meilleur.
En février j'ai aimé organiser ce repas de collègues avec nos "jeunes retraités" si fringants depuis qu'ils ont quitté Mère Education Nationale. Sans mentir, ils ont rajeuni de 10 ans... Ca laisse rêveur...
En février, j'ai vécu un repas de Saint Valentin insolite... Imaginez 3 copines au restaurant qui se rendent compte que c'est le 14 février et qu'elles sont cernées par des couples (plus ou moins) énamourés... Au final, une très bonne soirée pour nous et la nette impression que nos rigolades de filles ont permis à certains de faire passer la soirée plus vite ;-)
En février, j'ai repris le tricot plus régulièrement et suis enfin venue à bout de mon projet d'écharpe. Une longue Wayfarer de près de 2 mètres que j'ai aimé tricoter. Et dans la foulée, un p'tit bonnet pour aller avec. Evidemment, l'hiver a tiré sa révérence depuis, mais je ne m'en plains pas!
En février, j'ai participé à ma première cérémonie du thé. Un grand moment, plus fort que je ne l'aurais imaginé... Une belle journée entourée de beaucoup de bienveillance qui restera gravée dans ma mémoire (et dans mon cœur ;-))
dimanche 16 février 2014
Réparer les vivants
Décidément, ça ne parle plus que bouquins par ici! Il faut dire que la lecture est la seule activité qui s'accorde avec mon état d'hibernation avancé... Mais chiche que le prochain billet parlera de tricot! On parie?
En attendant, je ne pouvais pas ne pas partager ici ce coup de cœur pour le dernier roman de Maylis de Kerangal. Et pourtant, Maylis et moi, avons eu des débuts difficiles, avec une Naissance d'un pont qui m'avait laissé un souvenir plus que mitigé...
Avec Réparer les vivants elle signe un roman important, sur des thèmes importants (la mort d'un proche, le don d'organes). Un roman brillant dans sa forme, avec pour unité de temps, une seule journée. 24 petites heures où l'on voit la vie basculer, puis s'enchaîner, implacables, les étapes qui suivent le diagnostic de mort clinique: l'annonce à la famille, la proposition du don d'organes, les réactions, la décision, et enfin, le don en lui-même, raconté comme une opération commando, avec beaucoup de réalisme et de suspense. (Quand j'écris ça, je me dis que ça peut paraître très effrayant, mais ce n'est pas le cas, croyez-moi sur parole!)
Bien sûr, c'est un livre qui chamboule. Mais n'est-ce pas le but de la littérature de nous chambouler un peu de temps en temps? Un livre qui chamboule, mais pas un livre dur (même s'il est inévitable de s'identifier, même si j'ai eu à plusieurs reprises les larmes aux yeux...)
Ce n'est pas un livre dur, parce que Maylis de kerangal évite l'écueil principal de jouer avec notre émotion. Mais elle n'est pas non plus dans une approche froide et clinique. Elle est simplement JUSTE et traite ce sujet douloureux avec beaucoup d'humanité.
Voilà.
Difficile de parler de ce roman sans craindre de le trahir... J'aimerais vous avoir donné envie de le lire malgré la thématique qui peut être effrayante, j'en conviens... Mais cela vaut le coup de surmonter ses a prioris: c'est un grand livre. Un livre qui parle de la mort, mais surtout de la vie.
dimanche 9 février 2014
Le confident
Quatrième de couverture: Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur, mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme...
Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire: une histoire de secret de famille, un contexte historique avec en toile de fond la seconde guerre mondiale (je ne sais pas pourquoi, mais cette sombre période a toujours eu sur moi un effet fascinant...) et une forme proche du roman épistolaire, même si ici il n'y a pas à proprement parler d'échange de lettres. Sans compter les dizaines d'avis enthousiastes que j'avais lus et qui m'avaient bien mise en appétit. Sauf que la rencontre n'a pas eu lieu...
Un livre pas désagréable et qui se lit bien, mais qui n'est pas à la hauteur des attentes que j'avais nourries... Parfois cela arrive lorsqu'on a lu trop de louanges. Est-ce que je deviendrais difficile?
dimanche 2 février 2014
Janvier
En janvier j'ai envoyé beaucoup de sms de bonne année, j'ai échangé des dizaines de vœux sur IG, j'ai aussi souhaité la bonne année par mail, mais je n'ai écrit que deux cartes... Triste record, mais c'est ainsi...
En janvier je n'ai pas eu envie de retourner travailler et j'ai eu deux jours de rab à la faveur de la grippe de mon loulou. C'est mal, mais je n'en ai pas été fâchée...
En janvier je n'ai pas perdu les kilos de décembre, mais j'ai arrêté d'en prendre (des kilos) et j'ai surtout réussi à retrouver une consommation de sucre plus" normale" (fucking drug...) Est-ce qu'en février je réussirai à inverser la courbe
En janvier j'ai décidé de ne pas faire les soldes. Et puis je me suis offert des bottes. Et un manteau.
En janvier j'ai tricoté une écharpe de chez Brooklyn Tweed. Enfin presque... Mais elle devrait être portée avant la fin de l'hiver! [Applauses]
En janvier j'ai passé un dimanche avec des amis que je n'avais plus vus depuis deux ans et c'est comme si on s'était quitté la veille.
En janvier j'ai moins travaillé (un peu), j'ai réussi à me coucher plus tôt (parfois), mais j'ai quand même été très fatiguée (beaucoup).
En janvier j'ai commencé des séances de kiné. 2 x 45 min par semaine de tortures abdominales avec un
En janvier je n'ai pas fait grand chose de concret... mais j'ai bien programmé février!
En janvier j'ai été très lasse, j'ai cherché l'énergie sans la trouver, j'ai succombé à une gastro et j'ai eu envie de rester sous les draps plus d'une fois alors que le réveil sonnait. J'ai été d'humeur morose et j'ai beaucoup douté. J'ai eu envie de tout changer mais sans en avoir le courage.
Vive février!
dimanche 26 janvier 2014
Au revoir là-haut!
Ce roman commence quelques jours avant l'armistice de 1918, lors des derniers assauts contre l'ennemi. Edouard sauve la vie d'Albert. Que dis-je! Il le ressuscite d'entre les morts... Cette acte de bravoure va lui coûter le bas de son visage, mais lui offrir un ami fidèle et loyal.
S'en suivent les dures années d'après guerre, où nos deux amis tentent de survivre. Edouard a préféré faire croire à sa famille qu'il était mort au combat, tant il lui est difficile de se présenter à eux avec cette gueule-cassée qui le fait se terrer comme un paria. Quant à Albert, le retour à la vie civile n'a pas eu le parfum espéré: remplacé par sa fiancée, remplacé dans son travail, il multiplie les petits boulots pour faire manger le couple étrange qu'il forme avec Edouard et acheter la morphine à laquelle ce dernier est devenu accro. Des années de galère, que nos deux compères traversent, soudés par une indéfectible amitié, jusqu'au jour où Edouard monte une arnaque aussi énorme qu'amorale, mais qui leur assurera peut-être des jours plus fastes...
Un roman qui se dévore malgré ses 567 pages. Pierre Lemaître, également auteur de polars, nous offre une intrigue haletante. L'écriture est vive, fluide. Les personnages ont quelque chose de très cinématographique, incarnés (je verrai bien une adaptation au cinéma d'ailleurs). Mais c'est aussi un tableau très cruel et réaliste de la France d'après 14/18, où l'on se souciait davantage de commémorer les morts que de s'occuper des rescapés; où le monde politique était gangréné par une élite vivant en cercle fermé, entre magouilles et protections mutuelles... Une œuvre jubilatoire qui m'a rappelé les grands romans populaires du 19ème siècle.
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